D’une forêt à une mer…noire

D’une forêt allemande aux plages roumaines. Au bout du continent européen, c’est la mer Noire qui apparaît enfin. Que le petit village de Donaueschingen semble à présent se trouver aux confins du monde. Celui-ci au centre duquel on peut se pencher au-dessus de la source du Danube, jeter de la monnaie et faire un vœu. J’avais prié la mère du Baar de me laisser naviguer en paix sur un bon et long chemin. Voilà qui est fait. C’est depuis Ulm, il y a 38 jours, à 2600 kilomètres du village à l’air marin de Sfantu Gheorghe que je suis parti. J’ai traversé l’Europe, longé dix pays, parfois dormi sur leurs
rives. Leurs habitants m’ont fait un magnifique accueil, toujours curieux de mon parcours. Pratiquement tous ont connu la guerre à quelques époques assez proches, ou la connaisse en cet instant.

Comment est-ce possible que les peuples puissent se retrouver si divisés quand les individus sont majoritairement si bons ? Je n’ai rencontré que de bonnes personnes, en Allemagne, en Autriche, en Slovaquie, en Hongrie, en Croatie, en Serbie, en Roumanie, en Bulgarie ( bien qu’ils ne sourient pas toujours, ou bien que les grands-mères ne respectent pas l’ordre de la file d’attente, je me suis fait doubler plusieurs fois ; serait-ce un privilège de la Baba bulgare que je ne connais pas ?).

Comment est-ce possible que les peuples puissent se retrouver si divisés quand les individus sont majoritairement si bons ? Je n’ai rencontré que de bonnes personnes, en Allemagne, en Autriche, en Slovaquie, en Hongrie, en Croatie, en Serbie, en Roumanie, en Bulgarie ( bien qu’ils ne sourient pas toujours, ou bien que les grands-mères ne respectent pas l’ordre de la file d’attente, je me suis fait doubler plusieurs fois ; serait-ce un privilège de la Baba bulgare que je ne connais pas ?). Je n’ai pas rencontré de Moldaves, ils n’ont qu’un port d’un kilomètre sur le fleuve. Je ne me suis pas non plus approché de l’Ukraine dont les rives ne sont foisonnantes que d’épaisses forêts.
Merci donc à tous ses peuples, pourvu qu’ils s’aiment, poursuivent le dialogue pour leur bien commun et continuent de faire la fête sur le fleuve. Et maintenant, je vais plier le valeureux Narak qui aura bien
vogué, ranger ma pagaie Select qui a écumé les flots, manger ma dernière ration de Cooknrun, et puis je vais rentrer en Anjou en me sentant pleinement danubien.
J’aurai autant de joie à revêtir le maillot de l’Akademija Kajak Klub de Belgrade, offert par le généreux Nebojsa Simic, que celui du Club Nautique de Bouchemaine. Je dois aussi à Vlad, mon ami russe, un panneau solaire. Il m’a remis le sien à Belgrade, alors que le mien avait rendu l’âme. Sans ça, vous n’auriez lu aucun texte, vu aucune photo. En plus, il m’a hébergé et sur la Volga et sur le Danube. Il est fortement convié à venir découvrir la Loire. Au revoir beau Danube, la révédéré comme on dît en Roumanie. C’était une grandiose évasion au cœur de l’Europe.

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